24.11.2009
- 3 - Programme trimestriel et conférences
Les conférences ont lieu le jeudi après-midi ( sauf avis contraire indiqué dans le programme ) , trois fois par mois approximativement à l'amphithéâtre du collège de Saint Augustin à Saint Martin de champs ; elles sont animées par des conférenciers et des prestataires spécialistes et éclairés.
Conférences : Annie Fonteneau - Eliane Guivarch
Les thèmes sont variés : Histoire, Sciences, Sciences Humaines, Arts, Géopolitique, Actualités..
3 – 1 Programme du premier trimestre de l'année 2009 - 2010 septembre à décembre 2009 (carte d’adhérent obligatoire).
- Jeudi 26 novembre 13h 40 Les « bretonnismes » dans le français local par Hervé Lossec, ex-chef d’entreprise
- Jeudi 3 décembre 13h 40 Analyse d’une œuvre : comment « lire » un tableau par Béatrice Riou, conférencière du musée de Morlaix et de Douarnenez
- Jeudi 10 décembre : 10h, Assemblée Générale de l’UTL à Ty Boulouarn à Plounéour Ménez – repas -présentation des voyages de l’UTL (Giens et Médoc) l’après-midi
- Jeudi 17 décembre 13h 40 Analyse d’une œuvre : comment « lire » un tableau par Jeudi 17 décembre 13h 40 Le clonage par Christian de Rouffignac, docteur en biologie au CEA de Saclay,
Inscriptions pour la sortie de janvier
- Cinéma avec tarif réduit à la Salamandre les lundis , 16 novembre et 7 décembre, à 14h 30.
- Ateliers de lecture : les mardis 8 décembre.
- Voyage annuel, au Maroc, du 21 au 28 janvier 2010
- Vacances scolaires du 19 décembre au 3 janvier 2010
3- 2 Présentation des conférenciers et notes sur des conférences:
- conférence du 19 novembre: Etienne Manac’h, la jeunesse d'un futur embassadeur, par sa fille Bérénice Manac’h documentaliste e r.
Notes par Etienne Marzin
Bérénice est très simple, après une trentaine d’années en Allemagne où elle était bibliothécaire, elle est rev
enue vivre à Plouigneau. Elle demeure à l’emplacement du bois de Granville où son père jouait enfant et où il a connu ses premiers émois amoureux. Elle avoue qu’elle a un trac énorme car elle doit faire face pour la 1ère fois à une assistance aussi nombreuse et à la technique, car elle n’aime pas du tout les boutons de l’ordinateur. De plus notre présidente, Annie lui a demandé de prolonger sur toute la vie , notamment, la période en Chine.
Jeunesse et études:Etienne Manac'h est né à Plouigneau en 1910, dans une famille pauvre, et est à mort à Pont Aven en 1992
Sa mère est une Colleter de Garlan, qui ne sait pas écrire.
Son père un maçon de Plouigneau qui en 1913 a participé à la construction de la digue de Roscoff. Malgré ses 4 enfants, il part au front en 1914. Il écrit régulièrement à sa femme. Exemple : Sa femme devant aller à Morlaix avec ses enfants il lui écrit « En ville on est bien plus dégourdi qu’à la campagne.» « Parle leur énergiquement de la guerre en détestant les boches et en défendant la patrie». En 1916 il a une permission: résultat, un 5ème enfant (approbation générale de toute la gente féminine), 3 semaines après il est tué. Les malheurs de la famille ne s’arrêtent pas là son frère aussi est tué et la même année sa mère meurt de chagrin. En 1918 le frère d’Etienne, François, meurt de la grippe espagnole.
Etienne est alors à l’école et l’instituteur Monsieur Le Fur lui fait recopier: « La charité est une vrai vertu. » « Les serbes sont des braves» ( la France était entrée en guerre contre l'Allemagne au titre d'un Traité d'alliance avec la Serbie , et avec un peu de chance on récupérerait l'Alsace et la Lorraine... Comme c’est un bon élève on le présente à l’examen des bourses, il est reçu et intègre l’EPS ( le Lycée actuel Kernéguès) à Morlaix, Il a été enfant de chœur mais la famille n’est pas très religieuse. Il a fait partie des éclaireurs de France.
En 1925 la famille émigre à Paris. Les premières années il déteste cette ville. Il est au Lycée Buffon Boulevard Pasteur. Dans sa classe de 3ème classique de 37 élèves dont la plupart appartiennent à la classe aisée. Il se sent isolé, il est petit, pauvre, son accent breton qui ne le quitte pas le rend solitaire, dur. Heureusement c’est un très bon élève 2ème en Français la 1ère année, 1er la 2ème .Etant Pupille de la Nation, il reçoit le prix des anciens combattants cela ne l’empêche pas d’être antimilitariste. Il joue au football au lycée mais préfère son équipe de quartier. Dans ses cahiers intimes il note les résultats et même les troisièmes mi-temps. A hypokhâgne il fait la connaissance d’Emilio et de Jean Metraux qui restera son grand copain toute sa vie. J’ai constaté que sur la photo de classe il n’y avait que 3 filles pour une cinquantaine de garçons, maintenant ce serait presque l’inverse.
Etienne poursuit ses études à la Sorbonne tout en étant répétiteur stagiaire à Beauvais. Il passe un DES de philo et expose une thèse sur Diderot en faisant des références à Marx et Lénine. L’examinateur le juge sévèrement et ne lui décerne pas de mention. Il est déçu mais plus tard ce professeur sera ministre de Pétain... Etienne est alors fier de sa mention passable. Il a une conscience de classe. En juin 1934 il est membre du parti communiste et se rend chaque année au mur des Fédérés. Il veut donner le meilleur de sa vie pour la révolution prolétarienne.
Bérénice n'a pas l'intention de parler des amours de son père mais ne peut pas passer sous silence sa liaison avec une Tchèque : Véra. Il fera un voyage avec elle jusqu’à la mer Noire et ils se quitteront en1934. Il voyage beaucoup, en Catalogne pour rencontrer les pionniers et non les prisonniers comme écrit alors l’Ouest Eclair. Il a même des missions secrètes en Allemagne.
C’est vers cette époque qu’il fait sa demande pour être enseignant, son 1er vœu est Prague mais on lui propose la Turquie. Il enseignera la philo et la littérature à l’université de Galatasaray; là encore il est seul, libre mais un peu triste.
L' enseignement: En 1935 il avait rencontré à Moscou une Italienne de 16 ans, Nella, qui vivait avec son copain Emilio. Ce dernier est déporté en Sibérie; dans un 1er temps Nella le suit mais en 1937 Etienne la ramène et la voilà à Istanbul. En avril 1939 il est en vacances à Locquirec il retourne à toute vitesse en Turquie pour ne pas laisser Nella toute seule. Le pacte germano soviétique lui a procuré un choc profond. Un de ses copains ignacien Hervé Folloroux est abattu à 23 ans au dessus de l’Allemagne. Pendant 6 mois il cessera d’écrire son journal ce qui lui arrive quand il est déprimé. Heureusement il a des satisfactions avec ses étudiants qui deviendront des VIP.
Etienne et Nella s’aiment; ils ont une vie rêvée aussi il hésite à s’engager dans la bataille. Il saute le pas pourtant : il contribue au journal de la France libre à Istanbul et est révoqué de l’Education Nationale par le régime de Vichy; il perd même la nationalité française. Son travail consiste alors à faire échapper des gens par les Balkans. Il a des contacts radio avec les Russes pour faire sauter les bateaux allemands qui s’engagent dans la mer Noire. En mars 1944 il est chargé de missions par De Gaulle en Algérie, il rencontre Massigly qui l’incite à devenir diplomate.
L’année précédente Nella et Etienne ont appris la mort d’Emilio, d’une péritonite leur dit-on ; en fait il a été exécuté bien avant. Ils peuvent alors se marier, le curé qui les unit est un certain Jean XXIII.
Le militant et l'ambassadeur: En 1944 la France est libérée, ils rentrent à Paris et il est nommé secrétaire d’ambassade à Prague. En 1945 Il est promu consul à Bratislava, Bérénice vient de naitre.3 ans plus tard .A prague cha&ngement politique(c'est le coup de Prague) pas du tout violent, les communistes prennent le pouvoir. Il organise à nouveau des évasions par la frontière autrichienne toute proche. Nella qui a subi l’oppression des soviétiques se retrouve encore confrontée à cette ambiance délétère, l’atmosphère est affreuse on ne peut plus parler à ses amis. Certains sont mis en prison, d’autres pendus.
En 1956 Christian Pinault lui confie une mission à Moscou.
En 1958 il entre au cabinet de Guy Mollet dont il deviendra le directeur. Naturellement il adhère au parti socialiste. Il participe à de nombreuses conférences en particulier à Genève et surtout au Viet Nam; en décembre 1959 il participe aux négociations avec les Américains. En 1968 il met en contact les 2 parties à la conférence de Paris.-
Le 22 avril 1968 il est nommé ambassadeur par DAOU BAZ ( deux gaules ) en Chine, le 27 DE GAULLE démissionne. Il se remarie une semaine avant de partir en Chine.
C’est donc finalement sous Pompidou et sous Giscard d’Estaing qu’il sera le représentant de la France dans l’Empire du milieu. Pékin est une forteresse, il n’y a pas de touristes. Un représentant du Concorde vient négocier le contrat. Il ne verra de la Chine que son hôtel et la salle des conférences. Par contre les politiques s’y bousculent par simple plaisir d’aller gratuitement chez Mao; il y accueillera Mendes-France, Defferre, Pompidou (déjà malade lors de son voyage). Il recevait des stagiaires car l’ambassade était renommée. Quand Chou En Laï téléphonait à 4 heures du matin il fallait venir parfois simplement pour parler de la révolution de 1789 !
Une retraite active: Etienne prend sa retraite et se retire à Pont-Aven. Comme il est membre du Conseil national de la légion d’honneur, il se rend le 1er jeudi de chaque mois à Paris. En outre il participe à des conférences. Il fait partie du comité de soutien à François Mitterrand. En 1984 il a une mission en Turquie, il retrouve ses anciens amis devenus de vieilles ruines dit-il.
Simon Lègue a fait une critique très acerbe même ordurière sur le fait qu’il n’avait pas défendu suffisamment les droits de l’homme quand il était en Chine: le travail d’un ambassadeur est bien ingrat car il doit avoir de bonnes relations avec les dirigeants.
Questions : Quels étaient ses rapports avec Deng Xiaoping et les dirigeants chinois ? Je ne peux pas vous répondre l’histoire jugera. (Au début elle avait annoncé qu’elle n’était pas historienne et qu’elle ne pourrait pas répondre aux questions trop politiques.)
2ème question : Il y avait à l’époque un autre Trégorois célèbre, Tanguy-Prigent, se sont-ils rencontrés ?
Oui certainement.
3ème question : En dehors du Latin et de l’Anglais connaissait-il d’autres langues ?
Là elle est toute contente car elle peut montrer que son père était un excellent Breton. Ami de Per Jakez Elias ( le cheval d'orgueil) et de Xavier Grall ( le cheval écorché); il a réussi à les réconcilier. Pendant la guerre Etienne écrivait à sa mère qu’il travaillait dans l’entreprise DAOU BAZ ( deux gaules soit deux batons) , pour tromper les services allemands. Il parlait un peu l’Allemand mais ni le Chinois ni le Turc et son accent breton ne l’a jamais quitté.
- Conférence du jeudi 12 novembre : Chercheur, un métier inconnu par Bertrand Cosson, chercheur à la station biologique de Roscoff et maître de conférences à l’Université. P. et Marie Curie
- Conférence du jeudi 12 novembre : Chercheur, un métier inconnu par Bertrand Cosson, chercheur à la station biologique de Roscoff et maître de conférences à l’Université. P. et Marie Curie
Notes par Etienne Marzin
Avec juste raison notre orateur fait remarquer qu’une telle affluence ne peut se faire que par le biais d’une association. Il est important que vous continuiez à vous instruire ajoute-t-il car avant le début de la conférence la directrice de l’ORPAM nous a énuméré les réjouissances du bistrot mémoire, à savoir une conférence sur la maladie d’Alzheimer, une autre sur le cancer.
Description de la recherche à la station biologique de Roscoff :
32 enseignants UPCM, Université Paris Marie Curie -
37 chercheurs CNRS - 12 contractuels - 23 étudiants avec bac + 5 ou+ 8
4 unités de recherche qui regroupent 280 personnes.
Parmi ces chercheurs nous connaissons Patrick Cormier qui avait fait une conférence le 11 juin 2009 « Ce que les organismes marins nous apprennent sur nous même ». Dans le même groupe, Robert Bellé,qui s’occupe des pesticides, Sandrine Boulben, et Virginia Glippa
Un enseignant chercheur doit 192 h de cours par an, ce qui semble très peu pour le public mais il a de nombreuses activités par ailleurs ; pour son cas , il organise un enseignement pour des étudiants et des enseignants, venant de 8 pays différents pendant 15 jours et il nous laisse imaginer le temps qu’il faut pour préparer un tel enseignement; il prépare des étudiants à la licence professionnelle agroalimentaire, option sécurité alimentaire. Le travail se fait en alternance, il y a des activités de recherche, d’expérimentation, sans compter l’écriture d’articles et l’encadrement d’étudiants, qui préparent des thèses, au labo. La recherche de financements nécessite l’élaboration de dossiers: le financement CNRS Université couvre 10% des frais, il est nécessaire d’aller chercher le reste. Pour son activité de recherche, les mécènes sont, la Région Bretagne, un Fond Européen, Leucémie Espoir et la Ligue contre le cancer.
Cette inflation du temps consacré à la recherche des financements nuit à son véritable travail. Le chercheur a en effet besoin de temps, il doit être curieux.
Jean Marc Levy- Leblond dit qu’il ne faut pas hésiter à explorer de fausses pistes, à se tromper, à suivre des intuitions infondées, l’inéluctabilité de cette longue traversée de l’erreur, de cette confrontation avec les limites de sa propre intelligence ne peut être que profitable
.La démarche du chercheur en trois phases :
- Le questionnement où on élabore des hypothèses.
- L’expérimentation pour valider ou invalider des hypothèses.
- L’exploitation des résultats, publication, communication en congrès éventuellement après avoir fait valider un brevet.
L’expérience est consignée dans un cahier de laboratoire, c’est absolument nécessaire pour le brevet. A chaque fois que l’on trouve quelque chose d’intéressant cela pose encore plus de questions.
Le cahier est le cerveau écrit du chercheur, la bureautique par Internet permet une recherche sur le plan mondial des bases de données. L’écriture du texte met en évidence les méthodes employées et donne les résultats ou instaure une discussion. Il ne faut pas oublier les références bibliographiques. Il s’agit par cette traçabilité de prouver l’authenticité et l’antériorité d’une découverte, la reproductibilité d’une expérience décisive.
Quand un projet est pris en considération, le texte est mis sous Word et les figures sur Power Point, le tout est soumis à un journal scientifique. L’auteur passe la main à l’éditeur qui fait appel à 2 experts. L’expertise peut durer deux mois et au retour « We will not be able to accept » . Déception, puis le chercheur apporte des compléments, et ainsi de suite .. ; une grande satisfaction pour l’équipe quand l’article est accepté car ceci conduit à une reconnaissance mondiale de l'intérêt des travaux; dans la Recherche on ne travaille plus seul; l’évaluation est internationale.
La Recherche d'une vérité scientifique, comme pour le prion qui est une protéine responsable de certaines maladies telles que la maladie d’Alzheimer ou la maladie de la vache folle mais à partir d’un certain stade les sujets scientifiques comme ce cas peuvent devenir très politiques .
Sujet d’études à Roscoff L'oursin est un bon modéle pour les recherches sur la cellule et sa division ( conférence de Patrick Cormierle 11 juin). Grande quantité d'ovules qui fécondées se divisent rapidement en laboratoire.
Tim Hunt est né en 1943 : en 1983 il a découvert la cycline qui controle le cycle de la division cellulaire , découverte qui lui a valu le prix Nobel. Cette protéine et une nouvelle molécule A1 jouent un rôle d’ouvre boite dans l’ovule de l’oursin et permet l’introduction d’un spermatozoïde qui ensuite se couvre d’une membrane pour empêcher l’introduction d’un 2ème spermatozoïde.
Hussam Saad, docteur au CHU de Brest fait une thèse sur la thérapie de la leucémie grâce à l’oursin. La leucémie est due à une accumulation des globules blancs. La division cellulaire anormale ou l'absence de mortatalité des cellules est l’essence même de l’apparition de la leucémie. La molécule A1, sur l’oeuf d’oursin entraine la mort des cellules malades à l'échelle de l'éprouvette selon les essais à Roscoff. Après les test sur l'oursin, la molécule est maintenant testée sur des souris greffées, qui sans A1 au bout de 20 jours développent la maladie et meurent. Le point aujourd’hui : on injecte 4 doses de molécule A1 à deux jours d’intervalle à des souris ainsi contaminées , et mi décembre on saura si cette thérapie sera efficace pour la souris ; le chemin est encore long de ces essais au traitement humain et plein d’embûches et de désillusions, de preuves à apporter, mais l’espoir est un stimulant de la recherche.
Conclusion, Pourquoi la molécule A1 est un bon candidat pour une future thérapie ? Elle a une action rapide et une concentration efficace, elle est active sur les cellules lymphocytaires, elle n’a pas d’action sur les autres cellules testées. Il faut garder l’enthousiasme de la découverte même si elle ne conduit pas forcément à un médicament. Nous sommes au début d’une chaîne ; beaucoup de chaînes s’arrêtent , mais relancent d’autres idées, c’est la démarche du chercheur , et quelques unes aboutissent... .
Questions : Le hasard a-t-il une place dans la découverte ?
Il a permis des découvertes intéressantes autrefois, découverte de la pénicilline par Sir Alexander Fleming en 1929. C’est grâce à un oubli d’un pot mal lavé que le champignon a pu se développer dans de bonnes conditions, si bien qu’au retour de vacances d’un été assez frais il a compris qu’il y avait dans ce pot matière à découverte. De nos jours le hasard entre très peu dans les découvertes car le savant est soumis à des pressions dues à la concurrence. Une connaissance peut toujours être remise en cause.
Question sur l’indépendance des experts pour les publications ?( publication Sud coréenne sur le clonage humain)
Notre orateur ne connaît pas d’experts corrompus, car c’est un grand honneur d’être reconnu par ses pairs, d’autre part il n’y a pas de gros intérêts financiers sauf dans les laboratoires pharmaceutiques. L’expert lui même est soumis de fait à d’autres experts dans un système qui est mondial, Le cas de la publication Sud coréenne sur le clonage humain a en définitive été détecté, par les critiques de la communauté internationale.
L’état aide t-il la recherche ?
Un groupe d'investisseursdécide par exemple d'investir50 millions d’euros dans dix projets à risque, cet argent peut être injectés par des gens, recherchant une défiscalisation, et qui paient l’ISF ; il ne faut donc pas supprimer l'ISF.
Valérie Pécresse veut un retour sur investissement. Il y aurait moins d’autonomie du point de vue du chercheur. Le CNRS pourrait même disparaître. Il est normal que les chercheurs rendent des comptes mais pas à n’importe qui. Tant que c’étaient des experts au fait des travaux entrepris il n’y avait pas de problèmes; mais maintenat avec le système des commissions prévues par ANR, AERES ça se complique; il cite l'exemple d'une commission en inspection à Roscoff: 7 personnes débarquent à la station de Roscoff et évaluent toute l'activité de la station en 3 jours! Il y a des chercheurs mais aussi des entrepreneurs et des politiques. Ils font un rapport qui manifestement ne plait pas aux chercheurs. Selon un projet en cours, on crée une agence nationale de la recherche ANR puis un autre sigle apparaît AERES, qui sucite beaucoup d'inquiétude parmi les chercheurs.
- Conférence du 5 novembre 2009:Transports et Urbanisme, un couple infernal par Jean Pierre FEUILLET, Président de l'UTL de Pont L'Abbé.
Notes par Ninon Fers.
Passionné de toujours par ce problème, notre conférencier nous apprend que tout jeune déjà, sa première expression pour le choix d'un métier fut : "Je déchargerai les wagons !"
Aujourd'hui, plus de la moitié de la population mondiale vit en milieu urbain. La ville, structurée de quartiers anciens, de quartiers dit nouveaux, (lotissements et barres d'immeubles) traversés de voies routières qui coupent, survolent aussi efficaces que des fleuves…
Jean-Pierre Feuillet nous propose un plan de sa conférence en trois étapes :
1- Les fonctions urbaines et leurs évolutions.
2- Espace, mon cher espace !!!
3- Collectifs ou individuels ???.
1- Les fonctions urbaines et leurs évolutions.
Qu'est-ce qu'on veut faire ? Comment s'y retrouver ?
Dans les dictionnaires, il n'y a pas de définition "positive" de la ville.
Urbanisme : définition : art d'organiser au mieux la ville pour qu'elle soit agréable à ses habitants.
Un peu d'histoire : La définition de la ville vient de l'Iran, l'Iraq actuelle : Babylone, Ispahan…
Elle se développe sur des fonctions
a) Les fonctions primitives :
- La fonction militaire et (ou) portuaire : surveillance du terrain conquis ou à défendre ; il faut être là. (Ex. Brouage, Brisac…)
- La fonction commerciale : une grande place pour l'étals des marchands, une grande rue… on échange avec les ruraux : outils, étoffes…
- Fonction administrative : impôts, justice…
b) Les fonctions nées avec l'Ere industrielle :
- elles se placent à côtés des existantes (usine, Haut-fourneaux).
De là a lieu la séparation des quartiers riches et des quartiers pauvres ; les quartiers industriels sont souvent à l'Est, les quartiers dit beaux, à l'Ouest. (odeurs propagées par les vents…)
c) Au 20ème siècle apparaissent de nouvelles fonctions :
- La fonction touristique – aberration pour les siècles précédents – des villes sont crées pour le loisir telles La Grande Motte, Merlin-Plage, Avoriaz, etc.
- La fonction logement : Le Corbusier, entre les deux Guerres, fait de grandes théories sur l'urbanisme moderne. Après 45, des villes "dortoirs" sortent du sol telle Sarcelle, des barres sans aucune originalité…
- Le "Zonisme" : ZA ; ZI ; ZAC ; ZUP ; ZAD ; etc.
2- Espace, mon cher espace !!!
a) Circuler et stationner : problème du transport
b) Se loger et travailler : problème de l'urbanisme
c) Séparer lieux et flux : problématique des années 60
Les paysages se renouvellent :
Optimisme béat des années 70 : reste quelques vieilles maisons ; des HLM se montent puis, des voies routières séparent les quartiers… accroissement du parc automobile.
Le périphérique contourne la ville ; on enferme la ville dans de nouveaux remparts. Sur le plateau Sud de Paris 14 voies se rejoignent d'où problèmes de bouchons.
Avec le "Zonisme" on ne vit plus où on travaille, il faut la voiture pour se déplacer. Aux siècles précédents on vivait près des lieux de travail (habitat minier, industrie du textile…) Les logements étaient insalubres (courée avec unique pompe pour plusieurs maisons, un ruisseau d'eaux usées, un seul puisard…). L'urbanisme Haussmannien : au rez-de-chaussée, le commerce ; au premier, un appartement bourgeois ; aux second et troisième, deux appartements ; aux quatrièmes, trois ou quatre petits appartements ; au cinquième, des chambres pour les domestiques ou travailleurs pauvres.
Les villes nouvelles : ex : Créteil, on place un lac artificiel à la place de champ de betteraves ; on crée des collines artificielles ; de nombreuses tours sortent du sol ; des espaces verts aèrent l'espace.
3- Collectifs ou individuels ?
a) Du lotissement aux tours
b) Les solutions individuelles du transport
c) Les solutions collectives du transport.
La politique était et reste "que chacun soit propriétaire". Pour cela, des zones pavillonnaires sont nées. Il faut en moyenne, 500 m2 pour un pavillon avec jardinet ; En multipliant ces zones de nouveaux problèmes de flux, de place, d'espace surviennent. Des milliers d'hectares cultivables disparaissent dans les zones de lotissement et le réseau routier.
Du problème de places on passe au problème du flux ; 15, 30 familles quittent le lotissement à la même heure… puis bientôt 300… à 9h, à 19h, il n'est pas évident de prendre la route, ça bouchonne.
Les réseaux électriques, canalisations des eaux usées, l'imperméabilisation des sols par le bétonnage des routes, des autoroutes et des allées privées (goudron, macadam est préféré aux gravillons) et la disparition des talus, entrainent des inondations.
Dans les années 80, on redécouvre la rue ; le petit collectif est préféré mais les familles ont deux, voir trois voitures…
Réflexions sur le transport
Chaque ville doit trouver et avoir une conception d'ensemble.
- le vé-lib : le problème, son coût : 1500 € pièce ; vandalisme ou vol..
- le vélo-taxi… le Segway (genre de gyroscope) 18km/H
- le bus guidé, une caméra pilote le bus
- le trolleybus : inesthétique pas de pollution en ville, le problème est repoussé ailleurs.
- Les autobus standard : 3000 habitants/H
- Les autobus articulés : 5000 habitants/H
- Le Busway – bus à haut niveau de service ; peu facile pour les petites villes ; mais prioritaire partout ; il faut des parkings en périphérie.
- Le tramway : encombrant
- Le VAL : Mini-métro automatique (Orly Val, Rennes…)
- Le RER…
- Le Bateau-bus (Paris Bercy, Nantes…)
- Le péage urbain…
Aujourd'hui, on pense la réhabilitation des logements du centre urbain. Beaucoup de personnes réintègrent les villes.
En Amérique des lotissements entiers sont désertés ; on les rase et on "reboise".
: Urbanisme et transport, il faut les faire "marcher" ensemble. Le prix du carburant et la prise de conscience de la pollution fait que tout doucement, la part du transport en commun augmente partout… :
-Conférence du jeudi 22 octobre 2009 "De l’alchimie à la chimie" par Pierre Berlivet
Ancien ingénieur chimiste Ex président de l’AFUTL, Président de l’UTL de Douarnenez.
Notes par Etienne Marzin
" c’est un plaisir sadique de vous torturer l’esprit; vous allez triturer vos méninges pendant plus d’une heure, attention il y aura une interrogation à la fin de la séance !"
C’est par cette introduction peu rassurante que Pierre commence son exposé.
1)L’historique :
Les premiers alchimistes étaient arabes: Al Kéminia essayait de transmuter le plomb en or et alliait les métaux.
L’alchimie chinoise effectuée par des forgerons daterait de plus d’un siècle avant JC sous la dynastie Han. Ils cherchaient la pierre philosophale qui leur permettrait de prolonger la vie: Le 1er principe « on peut obtenir de l’or par une lente maturation. »
2ème principe « le tout est de raccourcir ce délai pour avoir de l’or. »
En Inde Rafayana pensait obtenir de l’or à partir du mercure, nous sommes dans le flou car nous ne connaissons pas l’époque 1er ou 10ème siècle.
L’alchimie médiévale est arrivée d’Egypte par les Arabes en 732 (Il faisait très chaud car Charles Martel fondit sur les Arabes à Poitiers) et par les croisades. Cette alchimie s’appuyait sur la doctrine philosophico-religieuse placée sous le patronage d’Hermès identifié avec la divinité égyptienne Thot qui se développa à Alexandrie au 2ème et 3ème siècle. Hermès est la personnification de l’habileté et de la ruse, ancien roi d’Egypte inventeur de toutes les sciences. De son nom on a tiré hermétisme qui est la base de l’alchimie au moyen âge. D’après la légende on aurait trouvé dans la pyramide de Chéops la table d’émeraude qui est trop difficile à comprendre. (Donc sans intérêt).
2)Caractéristiques :
Les alchimistes travaillent l’or, le plomb, le mercure, l’arsenic, le soufre, les sels et les acides. Ils connaissent les procédés d’analyses immédiates : la distillation dans de véritables alambics, la sublimation, opération par laquelle un corps solide, volatilisé par la chaleur dans un vase clos, arrive contre la paroi supérieure de ce vase, où il repasse à l’état solide et s’y fixe, la cristallisation qui une concrétion des cristaux.
Ils pensaient que les métaux étaient des corps composés constitués de 2 produits le mercure et le soufre dans des proportions différentes. L’alchimie au lieu d’avoir pour but l’étude de la composition des corps, cherchait la panacée universelle et la transmutation des métaux en or. La grande caractéristique est l’ésotérisme, même pour les initiés, c’est souvent incompréhensible. A Notre Dame de Paris, on trouve la statue d’un saint qui porte un livre fermé représentant l’ésotérisme !
Les signes utilisés : un o et juste dessous le signe + représentent le cuivre ou Vénus.
Le dernier quartier de lune, l’argent. Un cercle et son centre représente le soleil. Enfin l’étoile d’Abraham que portaient les juifs pendant l’occupation caractérisait la pierre philosophale.
En 1667 parait un livre « Le livre muet » comportant 15 planches allégoriques; on représente un objet pour donner l’idée d’un autre. La parabole est une allégorie. Sur la 14ème page il est écrit : « Ecoute, lit, lit, relit, et cherche. »
La raison d’être d’un alchimiste est la recherche de la perfection : dans la matière, transformer les métaux en or, qui ne peut être dissous que par l’eau régale, dans l’individu : si l’homme est mortel, c’est parce qu’il n’est pas parfait. L’élixir de longue vie est dans la pierre philosophale. La recherche de la perfection est « le grand œuvre. »
La découverte de la panacée permettrait de guérir les gens de tous les maux, d’où préparation de certaines médecines.
La religion expérimentale, concrète, dont la fin est l’illumination de la conscience, la délivrance de l’esprit et du corps, est pratiquée par les alchimistes dits « adeptes. »
Il en existe d’autres qui sont des charlatans et ne recherchent que le profit les « souffleurs ».
3) Quelques alchimistes :
Albert Legrand 1193-1280: allemand de parents riches, moine dans l’ordre des Dominicains. Il enseigna à la Sorbonne pendant 3 ans et donna des cours sur l’actuelle place Maubert car les amphithéâtres étaient trop petits, ses exposés attiraient beaucoup d’auditeurs. Il a terminé nonce apostolique, canonisé en 1931, il devint le patron des chercheurs et des scientifiques.Roger Bacon1214-1294 : anglais contemporain de Jeanne D’Arc était surnommé docteur admirable. Ses conceptions astrologiques furent condamnées et il fut emprisonné pendant 15 ans. Il contribua à l’avènement de la méthode expérimentale. Il donna la détermination exacte du foyer dans les miroirs sphériques et étudia l’arc en ciel.Raymond Lulle 1235- 1313 : originaire des iles Baléares, mystique, surnommé docteur illuminé, théologien de l’ordre des Franciscains. Il connaissait les langues orientales, hébreux, grec, arabe. Il s’est éteint à Bougie sans doute lapidé par les Arabes.Armand de Villeneuve 1240-1311 : catalan, il a étudié la médecine à Montpellier, a exercé ensuite son art dans toute l’Europe. Il s’est créé de sérieuses inimitiés par ses paroles. Astrologue, il a échappé de justesse à l’inquisition. 4 ans après sa mort on lui a fait un procès et ses écrits furent brulés, autodafé.Nicolas Flamel 1330-1418 : français, il passa pour un alchimiste en raison de l’immense fortune qu’il avait accumulée. On lui attribue à tord des ouvrages d’hermétisme. En fait il a fait fortune en tant que libraire.Paracelse 1493-1541 : médecin et alchimiste suisse, sa théorie médicale avait pour base l’idée alchimiste des correspondances entre les différentes parties du corps humain et celles de l’univers. Il contribua au développement de la chimie.John Doe 1527-1603 : anglais, mathématicien, géographe, astronome. L’horoscope de la reine Marie faillit lui coûter la prison mais il fut sauvé par Elisabeth. Il devint fou en cherchant à rencontrer des anges à travers des boules de cristal.
4)Quand bascule-t-on vers la chimie ?
Quelle est la position de l’église ? Elle n’a pas condamné l’alchimie comme une hérésie; d’ailleurs le pape Jean XXII était un des leurs. Elle a condamné les souffleurs qui racontaient des salades. Les Congrégations étaient plus réticentes, elles condamnaient ce qu’elles ne comprenaient pas : « Action du diable. »Que préparaient nos alchimistes ? L’esprit de vin ou éthanol, esprit de sel ou acide chlorhydrique, l’eau régale ( mélange d’acide nitrique et chlorhydrique), antimoine, arsenic, bismuth, phosphore, borax, alun, éther, sels de métaux. Ils utilisaient des creusets, des balances, des cornues,chauffaient au bain marie (mot qui vient de Marie la Juive sœur de Moïse.)La théorie d’Aristote était encore en vigueur au milieu du 17ème siècle : 4 éléments : air, eau, terre, feu. On y ajoute la quintessence : C'est-à-dire la partie la plus subtile extraite de quelques corps jouant un rôle important dans la transmutation des métaux.Le soufre est un principe masculin, le mercure féminin et le sel cohésion du masculin et du féminin.Les travaux des alchimistes deviennent plus scientifiques. Robert Boyle 1627-1691, irlandais, rejeta la théorie des éléments d’Aristote et définit les corps simples et les corps composés sans parvenir toutefois au concept d’élément chimique. Il est surtout connu pour sa loi sur la compressibilité des gaz (en France, loi de Mariotte P.V= Constante). La théorie du phlogistique a eu son heure de gloire, c’est un principe adopté par Stahl pour expliquer la combustion, erreur qui a longtemps bloqué le développement de la chimie en France.
5) Les grandes branches de la chimie :Tableau de Geoffroy (1718) les corps sont classés par ordre décroissants de leur affinité pour celui qui est en tête de chaque colonne.
Lavoisier (1743-1794) était fermier général (on dirait aujourd’hui percepteur) mais c’était alors plus lucratif. Il vécut à une mauvaise époque le rasoir national l’a raccourci « la République n’a pas besoin de savant » on le dit un peu moins maintenant. Il est le père de la chimie car il a su démontrer de façon expérimentale que l’air est un mélange d'azote et d'oxygène , deux corps simples: il a introduit ainsi la notion de corps simple par une démonstration expérimentale: il met 122g de mercure dans une cornue qui communique avec une cloche contenant 0,8 l d’air. Au bout de 12 jours de chauffe ininterrompue, il recueille 0,14 litre d’oxygène qui fait briller une bougie d’un vif éclat et 0,66 litre d’azote qui éteint la bougie.L’expérience scientifique est un protocole que l’on peut refaire dans les mêmes conditions. C’est pourquoi son analyse de l’air est un modèle du genre.En 1804 Dalton, qui confondait les couleurs, a découvert en même temps que Gay-Lussac la loi de dilatation des gaz. Il fonda aussi la théorie atomique moderne: on connaissait alors 63 corps purs qu’il pesa. Hydrogène 1 carbone 12.
Mendeleïev (1834-1907) a l’idée de classer les éléments connus en fonction de leur masse et de leurs propriétés: c’est la classification périodique des éléments. L’académie russe se moque de ce tableau à cause des trous. La découverte du Scandium par un Suédois puis du Germanium par un Allemand, enfin du Francium par un Français confond les rieurs.
ligne 1: H He ligne 2: Al Si P S Cl Ar ligne 3: Na Mg Al Si P S Cl Ar
....: procédé pnemo technique pour se rappeler la 2 ème et la 3 ème ligne du tableau de Mendeleïev.
L’imagination belliqueuse baissa car notre ordre fut net.
Napoléon mangea allègrement six poissons sans claquer après
6) A la limite de la physique: Röntgen étudiant les rayons cathodiques découvre en 1895 des rayons invisibles de nature inconnue, qu’il appela rayon X. On approche avec cette découverte de la notion d'atome et de sa structure. Moseley inventeur de la spectroscopie des rayons X en 1913 permit de connaître le nombre de protons dans le noyau et confirma l’ordre et les lacunes du tableau de Mendeleïev, il fut à l’origine des découvertes du Hafnium et du Rhénium.
Notre orateur compare les atomes à un far breton : autour du noyau positif gravitent sur plusieurs couches des électrons négatifs qui sont les raisins du far.
Le sodium Na, qui a 1 électron sur sa couche périphérique s’unira avec le chlore Cl qui en a 7 pour saturer cette couche ( 8 au maximum pour la ligne 3 du tableau de Mendéleîev) et on obtient du chlorure de sodium ou sel marin. On commence ainsi à comprendre les réactions chimiques entre les corps simples ou éléments atomiques ( la chimie minérale traite des réactions des éléments du tableau (métaux et métalloîdes).. La chimie organique ( compositions des éléments simples C, H, N ) n’a vraiment été reconnue que lorsque l’on a pu faire en laboratoire la synthèse d’un de ses corps en l’occurrence l’urée. La chimie organique se développe rapidement syntétisant de nombreux composés : 1 atome de C (CH4 methane), 2 atomes de C ( C2H6 éthane) ainsi de suite...
Enfin la chimie et la physique associées, comprenat la structure des atomes parvienne à réaliser le rève des alchimistes : la transmutation du mercure en or. Le Platine a 78 électrons, l’or a 79 et le mercure a 80, l’or a une masse atomique de 197 et le mercure de 200.La masse atomique moins le nombre d’électrons donne le nombre de protons. Dans un accélérateur de particules, on bombarde le mercure; on dégage ainsi un électron et des neutrinos et on obtient de l’or, enfin 2,7 microgrammes par seconde.C'est plus cher qu'à partir de minerai et de plus les Russes avaient sorti de l’or radioactif.
Conclusion : les orpailleurs du dimanche n’ont pas de soucis à se faire. L'hydrogène a un proton dans le noyeau, le deutérium, hydrogène lourd contient un proton et un neutron , il permet de fabriquer de l’eau lourde qu’il ne faut pas confondre avec l’eau de Lourdes. Ces deux corps ont les mèmes propriétés chimiques de réactions mais pas les mèmes propriétés physiques. Beaucoup de chemin parcouru depuis les alchimistes jusqu'à la science moderne , mais en plusieurs siècles et surtout en s'imposant une rigueur scentifique et la confrontation des théorie à la méthode expérimentale.
08:30 Publié dans Art et Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note











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